Jeudi, 8 septembre 2011

Jeudi confession

Un an bientôt que ma marraine & grand-mère est partie.

Toute petite, et ce à tous les soirs dans ma chambre, je me rappelle avoir versé une larme en silence en priant le petit Jésus de ne pas amener ma grand-mère tout de suite, parce que «je l’aimais trop». Le concept de la mort se résumait pour moi à un petit chien raide dans une boîte, ou à un oiseau noir sans vie qu’on ne peut toucher parce que c’est plein de «bibittes». Mais à la perspective de perdre ma grand-mère, j’étais apeurée et triste.

Aujourd’hui, je ne pleure plus, car cette étape ultime est franchie. Oui, bien sûr, il m’arrive d’être nostalgique et de souhaiter qu’elle soit là, ne serait-ce qu’une après-midi. Elle m’offrirait un de ces muffins aux bleuets géants que je n’arrive pas à reproduire et nous partagerions une poche de thé. Elle me raconterait l’amour de sa vie, ce grand-père que j’ai l’impression de connaître sans jamais l’avoir rencontré.

Parfois, je vois un vêtement qu’elle aurait trouvé beau et ça me fait sourire. D’autres fois, ses paroles me reviennent en tête au bon moment ou des images de ce que nous avons fait m’amusent. Le plus souvent, elle me manque parce que j’aurais voulu qu’elle voit mes filles, qu’elle essaie de leur faire aimer le beurre d’arachides ou autre mission qu’elle se serait donnée. Elle verrait à quel point je m’en sors bien et en toute humilité je crois qu’elle serait fière de moi, non pas pour ce que j’ai, mais pour ce que je suis.

Ma grand-mère était une femme forte, élégante, et très drôle. Elle retenait les blagues et les racontait avec un talent rare. Lorsque je l’accompagnais à ses traitements, c’était comme une fête, aussi étrange que cela puisse paraître. Nous étions bien ensemble, et elle riait de bon coeur en racontant des blagues dans la salle d’attente pour détendre les autres patients. Elle avait aussi un caractère prompt, ce qui faisait d’elle une femme vraie et transparente.

Parler de ma grand-mère n’est pas d’intérêt public et probablement que cette histoire n’est rien d’autre qu’une publication supplémentaire sur le Web. Mais qu’importe, en ce jeudi confession, pour emprunter le terme Twitter.

La veille de sa mort, elle m’a dit que lorsqu’elle serait guérie elle viendrait voir mon nouveau chez-nous. Nous avons parlé du train, et ça rejoignait beaucoup ses souvenirs de jeunesse. Quelque part, je sais qu’elle a tenu parole. Mine de rien, elle est ici, avec moi, et elle m’accompagne un peu chaque jour à travers la femme et la maman que je suis devenue.

Je t’aime, Men xxxx

J’espère qu’il y a des magasins et de la musique là-haut. :)

 

Caro

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Mardi, 30 août 2011

Pas de changement, pas d’agrément!

Ces jours-ci, je parle à beaucoup d’entre vous qui avez envie de faire un ménage, d’ajouter du changement au menu.

 

«Entreprise qui change trop souvent de cap, j’aspire à la stabilité.»

 «Le goût d’un loisir, je m’inscris à un cours.»

«Plus heureuse en couple, je choisis d’être seule.»

«Plus heureux d’être seul, je choisis d’être en couple…»

«C’est décidé, je deviens mon propre patron!»

«Assez! Je déménage ailleurs et me fait une vie nouvelle.»

«Besoin d’être stimulé intellectuellement, j’entame un certificat à l’université.»

«Patron trop bête & agissements bipolaires, je change pour meilleure ambiance.»

 «Lasse de gagner un salaire moindre à mon expérience, emploi de rêve… j’arrive!»

C’est la rentrée et pour plusieurs, la saison des bilans. C’est un peu le dernier sprint de l’année avant de tourner définitivement la page sur 2011.

À tous mes amis, lecteurs ou connaissances en pleine vague de changements, je vous souhaite beaucoup de bonheur avec vos décisions. Quand on est moins bien qu’on avait l’habitude de l’être….. pourquoi ne pas adopter l’adage populaire: 


« Pas de changement - pas d’agrément!»

 

Caroline M. Gauthier

carolinemgauthier@gmail.com

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Lundi, 22 août 2011

Layton, ou l’homme d’exception

Toutes allégeances politiques confondues s’entendent aujourd’hui pour dire que c’est une journée triste. Personne ne pouvait demeurer insensible face à l’enthousiasme et au charisme de M. Jack Layton. Animé d’un idéal et farouchement déterminé, il ne semblait voir aucun obstacle assez grand pour le freiner dans sa vision, surtout pas la maladie.

Qu’on soit rouge, bleu ou orange, les combats de couleurs n’ont pas leur place aujourd’hui.  Cet homme, devant l’étape ultime, a démontré avec élégance une force et un optimisme peu communs, à l’image de la carrière politique qu’on lui connaît.

Contre toutes attentes, il a réussi à rassembler un nombre inimaginable de personnes autour de sa cause. Et pour ceux qui n’embrassaient pas ses aspirations pour le pays, il a le mérite d’avoir élevé d’un cran le niveau de discussion pour faire avancer les choses.

Je ne suis qu’une citoyenne comme tant d’autres et je n’ai pas voté pour Jack Layton le 2 mai dernier. Mais j’admire l’homme qu’il était pour ses valeurs rares, sa persévérance infinie et sa fougue à toute épreuve.

Il était et demeurera une inspiration pour toutes les personnes qui ont à se battre pour leur vie, pour leur idéal et pour leur rêve.

Notre mémoire collective, je l’espère, se souviendra longtemps de son passage.

Mes plus humbles sympathies à la famille de M. Layton.

Caroline M. Gauthier

 

 

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Mardi, 7 juin 2011

Bien avec soi-même

Le matin, juste après le départ de ma plus grande pour l’école et avant l’arrivée de la nounou pour la deuxième, je prends une bonne marche. Je promène bébé dans sa poussette en appréciant pleinement. Même si tout n’est pas parfait - comme pour tout le monde d’ailleurs-  je respire et je me sens «zen» l’espace de ce moment figé dans le temps.

Je ne peux qu’être en communion avec cet instant où mon bébé enlève son pouce de sa bouche pour dire «oiseau!» pour la première fois, ou qui lève un bras dans les airs en dansant au son de la musique d’une voiture qui passe.

«Billet complaisant», me direz-vous. Peut-être. Je persiste à croire tout de même qu’une réflexion positive en ce monde parfois étrange, ne peut faire de tord à personne.

Il fut un temps où je croyais ne pas avoir le talent d’être mère et que c’était réservé à d’autres, puisque j’étais une carriériste à l’état pur. Il fut un temps aussi où je croyais qu’il était impossible de me sentir belle, étant surtout dotée d’un cerveau. Ma grand-mère me disait souvent qu’elle aimerait que je puisse me voir à travers ses yeux. Aujourd’hui, je peux vous dire qu’avec le recul, j’y suis en quelque sorte arrivée.

En vieillissant, même si j’ai encore un bout appréciable de jeunesse devant moi, j’ai appris à outrepasser ces limites que je m’étais probablement moi-même infligées, sans trop savoir pourquoi ni comment.

Avant de retomber dans l’effervescence de mes mandats, j’ai souvent une pensée de respect pour celui que j’aime et qui travaille fort sans jamais baisser les bras. Chaque matin, avant de me laisser envahir par les défis ou un stress quelconque - Dieu sait qu’il y en a toujours- je plonge le nez dans le cou de mon bébé ou je pense à ma grande ayant sa propre petite vie à l’école. C’est comme un rendez-vous me rappelant de canaliser mon énergie vers les belles et bonnes raisons.

Avec nos choix, et par ce que nous démontrons à nos enfants tous les jours, nous leur forgeons un capital de solidité, d’humanité, et d’amour de soi.

 

Être parent ne se résume pas à mettre un enfant au monde. Il faut aussi le suivre dans chacune de ses aventures, heureuses ou malheureuses - inconditionnellement.

Je souhaite à tous de s’aimer suffisamment pour s’entourer d’amour, plutôt que d’amertume, et de laisser pour mortes les batailles stériles.

 

La vie est trop belle quand on est bien avec soi-même.

 

Caroline M. Gauthier

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Jeudi, 7 avril 2011

Entrevue avec Amélie Dubois

 

 

Sympathique et généreuse, Amélie a accepté de se livrer à mes questions. Conquise par son style littéraire léger, franc et direct, j’avais envie de vous faire découvrir cette auteure prolifique promise à un succès certain. Entrevue avec Amélie Dubois, romancière.

 

Pourquoi choisir d’écrire un livre ? D’où l’idée t’est-elle venue?

L’écriture de cette trilogie débuta en Gaspésie en 2008 alors que j’y résidais pour un contrat d’enseignement au collégial. J’ai toujours aimé écrire, mais c’est un moyen d’expression que j’utilisais à très petite dose. Je n’avais jamais caressé le rêve d’écrire professionnellement auparavant.

 

Est-ce que la perspective d’écrire une trilogie est ton idée, ou est-ce une demande du marché?

Au moment de présenter mon manuscrit du tome 1 à des maisons d’édition, le tome 2 était déjà bien entamé. L’idée de faire une suite de plusieurs romans est venue d’elle-même. Je pouvais facilement visualiser la rédaction d’un troisième tome. Comme je termine actuellement ladite rédaction, je crois au potentiel du sujet pour un quatrième et dernier tome.

 

Où prends-tu ton inspiration quand vient le temps de te livrer à l’écriture?

Naturellement, certains personnages sont inspirés de gens de mon entourage. Pour ce qui est des aventures qui leur arrivent, j’invente au fur et à mesure de mon écriture. Je ne rédige pas vraiment de plan d’écriture précis, tout vient sur le moment.

 

Parle-nous de tes personnages. En quoi te ressemblent-ils, s’il y a lieu?

Le personnage de Mali me ressemble beaucoup. Naturellement, je me reconnais dans certaines de ses pensées, ses croyances ou ses réactions. Sinon, les autres personnages féminins me ressemblent aussi un peu dans leurs réflexions, leurs questionnements, leurs rêves…

 

 Comment en es-tu venue à choisir ta maison d’édition? Est-ce un processus qui t’a semblé complexe ?

J’ai envoyé au total environ une dizaine de manuscrits en ciblant les maisons d’édition selon leurs publications antérieures. Moins de quelques semaines plus tard, deux d’entre elles me démontrèrent de l’intérêt. Étrangement, la proposition de contrat des Éditeurs Réunis est arrivée plus tard et c’est avec eux que je me suis engagée pour diverses raisons.

 

Pour quand le troisième tome est-il prévu?

Je termine sous peu sa rédaction. Nous allons ensuite entamer le processus de révision de  correction avec l’équipe de la maison d’édition. Je crois que nous serons en mesure de présenter ce troisième roman à l’été 2011.

 

Lorsque la trilogie sera terminée, as-tu d’autres projets d’écriture?

Oui, comme je caresse le rêve de me dédier pleinement de cette passion, j’ai plusieurs projets d’écriture. Chaque fois que j’ai une idée de roman, je prends des notes afin de ne pas perdre l’inspiration spontanée. Je vais cependant devoir faire un choix quant au projet que je choisirai de développer en premier.

 

Tu es aussi enseignante. Comment réagissent tes élèves face à la publication de tes romans?

Étrangement, je n’ai pas discuté beaucoup de ce projet avec mes étudiants. Je leur ai appris la nouvelle, mais sans plus.

 

Qu’est-ce que tu apprécies du monde de l’édition, et inversement, que trouves-tu le plus difficile?

Naturellement, mon cheminement a été assez rapide et je suis très chanceuse. J’ai beaucoup apprécié le support de ma maison d’édition dans le projet. Ils ont respecté mes idées, mes choix et j’ai beaucoup apprécié cette liberté artistique. Cependant, la publicité est un aspect difficile pour les nouveaux auteurs. Le peu d’intérêt médiatique pour les nouveaux écrivains conjugué au nombre élevé de livres édités par année, ont pour conséquence que les médias vont surtout s’intéresser aux ouvrages signés par des personnalités connues.

 

Que peut-on te souhaiter pour la suite ?

Premièrement, que mes livres se vendent bien afin que mon éditeur m’accorde la rédaction d’un quatrième tome. Sinon, que l’inspiration soit toujours au rendez-vous pour que je puisse continuer à m’épanouir dans ma nouvelle passion !

 

On te souhaite tout cela, et même plus, chère Amélie.

 

Pour en savoir davantage, suivez Amélie Dubois sur Facebook

 

Inscrivez un commentaire sur les romans de l’auteure via ce blogue et courrez la chance de gagner une copie du Tome 1.

 

Merci à tous et bonne semaine,

 

Caroline M. Gauthier

 

 

 

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Jeudi, 2 décembre 2010

Avoir du fun en affaires!

 PHOTO À VENIR, petit problème technique. Nos excuses.

Cette semaine, dans un tout autre registre, j’avais envie de vous présenter quelqu’un que j’admire pour sa bonne humeur et son positivisme constant, même en affaires. Son nom : Hélène Dupont, ou HD, pour Haute Détermination.

Lors de ma présidence dans une Chambre de Commerce, la vie a placé sur ma route une femme formidable, qui roule sa bosse en affaires depuis plusieurs années dans le merveilleux monde de l’immobilier à Danville et un peu partout dans les Cantons-de-l’Est. Encore aujourd’hui, Hélène et moi échangeons trucs, contacts et conversations sur le fait d’être à la fois une femme, une carriériste dans le monde des affaires, une maman, une amie, une soeur… avec tout ce que ça implique!

J’admire sa passion pour les gens, pour la vente, pour les défis. Rockeuse dans l’âme ( elle chante dans un groupe dès qu’elle en a l’occasion), elle se balade dans ses petits habits chics en cuir. Passionnée de voitures, elle n’a pas peur de briser le mythe. Eh oui, Hélène est une fille de «chars». Avec un physique gracieux et une chevelure blonde qui vole au vent (il faut comprendre qu’elle se déplace toujours très vite), Hélène pourrait infliger de la gêne à ceux qui la rencontrent, mais c’est tout le contraire ! Son côté sympathique et sa capacité à nous mettre en confiance font d’elle une femme d’affaires prolifique, mais surtout un être humain de qui il fait plaisir d’apprendre, tellement agréable à côtoyer.

Bien évidemment, en affaires on en voit des vertes et des pas mûres, mais en  bout de ligne, ce sont ceux qui se tiennent debout dans l’adversité qui non seulement subsistent, mais se détachent du peloton! C’est quand tout va mal qu’une attitude forte pèse dans la balance, et Hélène possède ce petit quelque chose que tous n’ont pas.

 

En hommage cette semaine à tous les gens d’affaires actuels ou en devenir!

 

Nom:  Hélène Dupont
Âge:  48 printemps
Ce que je fais dans la vie:  Prop. d’une agence immobilière, les immeubles H. Dupont inc.
Une phrase qui me décrit bien:  La  vie est bien faite!
Un proverbe connu qui reflète ma philosophie de vie:  On récolte ce que l’on sème!
Statut conjugal:  Conjoint de fait
Enfants ?  oui 2 filles, que j’appelle mes fleurs
Ma passion:  La chanson et les maisons…et la nature!

Ce que j’ai vécu de plus difficile dans ma vie, mais que je surmonte :   Le fait de ne pouvoir accomplir plusieurs métiers! Ah ..genre infirmière, policière, détective, psy,  enseignante. Je compense en prenant soin des gens autour de moi!! On a juste une vie  pour réaliser qu’on a une mission! Je vis à fond la caisse.
 
Ma situation actuelle :  Je vis ma vie à plein régime!  En arrière, c’est passé et demain on verra.
Ce qui me rends le plus heureux (se):  De voir mes filles grandir et voir mon chum heureux!
Ce pour quoi je ne baisse pas les bras, qui me pousse à continuer:  S’accomplir à tous les jours!
Ce que je trouve le plus difficile:  De voir les gens souffrir.  Avoir de la peine.
Ce que je dis aux gens qui se découragent autour de moi:   Avoir confiance en eux, penser à des moments heureux, de persévérer, car on grandit  dans chaque événement.
Ce que j’aimerais que mes enfants ou mes proches comprennent ou retiennent:  La vie est simple  et belle!
Ce qui me rends le plus fière:  Quand les gens me disent merci du fond du cœur!
Le plus grand défi que j’aie surmonté: ça peut sembler bizarre, mais c’est une soirée organisée avec beaucoup d’énergie pour mes parents et finalement ils étaient absents! J’avais mis beaucoup d’efforts, j’ai dû surmonter cette déception :) !
Ce qui me fait rêver:  Chaque nouveau jour!
La plus belle chose qui soit:  L’Amour!
La plus laide chose qui soit:  La haine!
La chose qui réussit encore à m’émerveiller: La nature. Je possède une propriété en campagne pour m’évader.
Ce qu’on ne devrait jamais accepter de la part des autres:  Je ne sais pas, refuser le négatif.. . Je propose qu’on ne prenne des gens juste ce qui est bon pour nous.
Ce qu’on ne devrait jamais oublier: Qu’on est tous frères!
Ce qui fait de moi une battante selon les gens: Mon positivisme!
Comment je vois mon avenir?  Dans le présent!
Qu’est-ce qui manque à mon bonheur?  Ma maman toute jeune!  Et mon papa!
Qu’est-ce que je dois apprendre ou corriger en affaires? D’être à l’heure! Je me fais penser au lapin dans Alice aux pays des merveilles!
Sur quoi ai-je perdu le plus de temps précieux inutilement dans ma vie? Visiter des maisons le dimanche! Ah ah!
Quelle est la pire erreur?  Manquer d’audace! Qui ne risque rien, n’a rien.
Quel est le plus beau conseil que vous donneriez à ceux que vous aimez le plus?  Se faire confiance, foncer!
Si je n’avais aucune contrainte, qu’est-ce que je ferais du reste de ma vie?  Une chanteuse, animatrice;
Quel est le rêve que j’ai abandonné en cours de route?  Devenir chanteuse à temps plein et animatrice hi hi !
Quelle est la cause qui vous tient le plus à cœur, pour laquelle vous êtes prêt à vous battre, allant même jusqu’à faire des sacrifices?  Les  jeunes, les gens démunis;  souvent quand je vois des jeunes dans le besoin ou qui ont une vie difficile, je demande au Bon Dieu de les bénir, deles protéger.

Qu’est-ce que j’ai envie de rajouter à ce moment précis:  La vie passe une fois, vivons là  !

 

Bonne semaine,

Caroline M. Gauthier

 

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Mardi, 16 novembre 2010

«Chaque fois que je suis devant un mur, je trouve toujours la porte.»

Chers lecteurs de ce blogue,

Nous poursuivons cette semaine avec la série de dossiers mettant en vedette des gens formidables et inspirants, à leur façon. Aujourd’hui, j’avais envie de vous présenter une femme tout à fait exceptionnelle, en la personne de Dominique Bouchard.

J’ai connu Dominique dans mon parcours professionnel. Petit bout de femme aux yeux bleus limpides dans un monde d’hommes, elle m’a offert un accueil chaleureux et appuyée dans mes nouvelles fonctions, autant de ses compétences, de son sourire, de ses mini-mini tangerines au miel et de son vécu riche et sage.

J’admire Dominique pour son ouverture d’esprit et son optimisme encore intact. Malgré des mises à l’épreuve pouvant en décoiffer plus d’un, dont la déficience intellectuelle de sa fille cadette, elle garde le moral et continue à abattre l’ouvrage sans jamais baisser les bras.

J’ai découvert en Dominique une force tranquille en constant mouvement, qui nous prouve que même dans la plus grande simplicité et la plus belle humilité (elle a décliné mon offre de placer sa photo sur ce blogue), on peut changer le monde à sa façon.

La côtoyer m’a façonnée et je l’en remercie. Puissiez-vous par ce questionnaire avoir un infime aperçu de cette grande dame, maman au grand coeur et travailleuse dévouée.

Nom: Dominique Bouchard
Âge: 44!

Ce que je fais dans la vie: Technicienne en comptabilité
Une phrase qui me décrit bien: Amenez-en des projets!
Un proverbe connu qui reflète ma philosophie de vie: Tout vient à point à qui sait attendre.
Statut conjugal : Conjointe de fait
Enfants ? 2

Ma passion: LA VIE!

Ce que j’ai vécu de plus difficile dans ma vie, mais que je surmonte : La déficience intellectuelle de ma fille, et le burnout de mon conjoint (en même temps!)

 

Ma situation actuelle : Je commence un nouveau défi; j’ai changé d’emploi!
Ce qui me rends le plus heureux (se): Le bien-être des miens.
Ce pour quoi je ne baisse pas les bras, qui me pousse à continuer: Ma famille
Ce que je trouve le plus difficile: L’intolérance face à la différence.
Ce que je dis aux gens qui se découragent autour de moi: Il y a toujours de la lumière quelque part, il suffit  de continuer à aller de l’avant afin de la trouver.
Ce que j’aimerais que mes enfants ou mes proches comprennent ou retiennent: Qu’il faut être en paix avec soi-même avant de l’être avec autrui.
Ce qui me rends le plus fière: Malgré toutes les embûches que nous avons traversé, mon chum et moi cheminons encore ensemble après 25 ans!
Le plus grand défi que j’aie surmonté: Il est encore à venir.
Ce qui me fait rêver: Tout et rien à la fois.
La plus belle chose qui soit: La vie.
La plus laide chose qui soit: La maltraitance.
La chose qui réussit encore à m’émerveiller: Le rire d’un enfant.

Ce qu’on ne devrait jamais accepter de la part des autres: l’irrespect.
Ce qu’on ne devrait jamais oublier: Ce que l’on est et d’où on vient.
Ce qui fait de moi une battante selon les gens: À chaque fois que je suis devant un mur, je trouve toujours la porte!
Comment je vois mon avenir?  Plein de surprises! 
Qu’est-ce qui manque à mon bonheur? Rien, car le bonheur avec un grand B est fait de petits bonheurs avec beaucoup de petits b. Et de ceux –là, j’en ai à la tonne!
Qu’est-ce que je dois apprendre ou corriger sur moi-même (ou en affaires s’il y a lieu)? J’ai tendance à faire tout à la place des autres.
Sur quoi ai-je perdu le plus de temps précieux inutilement dans ma vie? Ça va tellement vite, que je n’ai pas encore eu le temps!
Quelle est la pire erreur? Entreprendre des grands projets de rénovation avec  des délais de terminaison non réalistes!   
Quel est le plus beau conseil que vous donneriez à ceux que vous aimez le plus? Ne jamais arrêter de bouger,  la terre tourne et il faut suivre le mouvement.

Si je n’avais aucune contrainte, qu’est-ce que je ferais du reste de ma vie? Je ferais du bénévolat. Je suis incapable de rester à ne rien faire. 

Quel est le rêve que j’ai abandonné en cours de route? Je voulais être Kinésithérapeute.

Quelle est la cause qui vous tient le plus à cœur, pour laquelle vous êtes prêt à vous battre, allant même jusqu’à faire des sacrifices? Mes enfants.



Qu’est-ce que j’ai envie de rajouter à ce moment précis:

J’ai appris qu’il faut toujours être ouvert aux opportunités.  Rien n’arrive pour rien.  Que ce soit pour un emploi, un matériau pour les rénos (j’ai trouvé un dessus de marbre pour un meuble-lavabo un an après l’achat du meuble qui n’avait pas de dessus!) ou une amitié inattendue, mais précieuse.

 

Caroline M.Gauthier

 

 

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Lundi, 8 novembre 2010

«J’ai la sclérose en plaques depuis 6 ans.»

Chers lecteurs de ce blogue,

Vous êtes nombreux à me confier que votre inspiration et votre courage passe souvent par le vécu des autres. Ainsi, j’ai pensé, au cours des prochaines semaines, vous soumettre le vécu de gens que je considère des battants, chacun à leur façon et dans leur sphère d’activité. Espérant vous en offrir pour tous les goûts, j’aimerais aussi vous toucher, et que dans chacun des témoignages ci-bas, vous puissiez conserver une phrase qui sera peut-être pour vous la réflexion de la semaine.

La première personne que j’aimerais vous présenter se nomme Sylvie. Je la connais depuis plusieurs années. Elle m’a vue grandir comme femme et même comme patronne. Je me rappelle d’elle comme une femme enjouée, compétente de coeur et d’esprit, disponible et au grand coeur - comme il s’en fait peu. Maintenant retraitée, elle était au travail comme dans la vie: disponible et généreuse. Elle a bien voulu se livrer à mon questionnaire, en espérant qu’il vous amusera et vous fera réfléchir. Rencontre avec une mère de famille se battant contre la maladie avec détermination, amour et force de caractère surnaturelle.

 

 

 


Nom: Sylvie Ducharme

Âge: 53 ans
Une phrase qui me décrit bien: Hum… comme c’est bon manger!
Un proverbe connu qui reflète ma philosophie de vie: Prenez le risque de vous respecter et de vous aimer !
Statut conjugal: Conjointe de fait
Enfants: 2 filles

 

Ma situation actuelle: Retraitée
Ce qui me rends le plus heureuse: Voir mes filles réussir!
Ce pour quoi je ne baisse pas les bras, qui me pousse à continuer: Je veux être témoin du bonheur des miens…
Ce que je trouve le plus difficile: La maladie
Ce que je dis aux gens qui se découragent autour de moi: La vie ne nous envoie aucune épreuve insurmontable
Ce que j’aimerais que mes enfants comprennent ou retiennent: Le respect
Ce qui me rends le plus fière: Une journée bien remplie
Le plus grand défi que j’aie surmonté: Rencontrer des personnes à tous les jours et les aider dans leur cheminement !
Ce qui me fait rêver: Un autre voyage…
La plus belle chose qui soit: Un sourire…
La plus laide chose qui soit: La mesquinerie
La chose qui réussit encore à m’émerveiller:  Un coucher de soleil
Ce qu’on ne devrait jamais accepter de la part des autres: L’intimidation sous toutes ses formes…
Ce qu’on ne devrait jamais oublier: Que nos parents ont fait au meilleur de leur connaissance !!!
Ce qui fait de moi une battante selon les gens: Ma bonne humeur et un sens de l’humour…
Comment je vois mon avenir? Je le vois rempli d’espoir…
Qu’est-ce qui manque à mon bonheur? Simplement prendre une marche, chose que je ne peux faire actuellement.
Qu’est-ce que je dois apprendre ou corriger sur moi-même? Penser à moi davantage.
Sur quoi ai-je perdu le plus de temps précieux inutilement dans ma vie?  J’ai perdu du temps à trop m’en faire pour des riens…
Quelle est la pire erreur?  La pire erreur est de croire que tout est acquis sans effort…
Quel est le plus beau conseil que vous donneriez à ceux que vous aimez le plus?  Profitez de la vie et soyez à l’écoute de vous-même…

 

Qu’est-ce que j’ai envie de rajouter à ce moment précis:  J’ai la sclérose en plaques depuis maintenant 6 ans et la vie a pris une autre signification pour moi !!!
 

Il nous arrive de nous en faire pour un rien et être si pris dans la forêt de nos préoccupations quotidiennes qu’on en oublie la chance que nous avons. Pour Sylvie et pour tous ceux qui se battent présentement pour recouvrer la santé, réglons nos petits problèmes un à un en les remettant dans leur juste perspective.

Bonne semaine,

 

Caroline M. Gauthier

 

 

 

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Lundi, 8 novembre 2010

Dossier inspiration

 

Chers lecteurs de ce blogue,

Je prépare actuellement une série d’articles mettant en vedette des gens de différents milieux, avec un vécu forcément varié. Tous auront un point en commun: une force de caractère inspirante.

Il est souvent motivant de s’inspirer du vécu des autres. C’est avec plaisir que je vous ferai connaître hebdomadairement des personnes que je considère fortes, qui gagnent à être connues par leur vision de la vie et leur combativité.

Nous n’avons pas tous un parcours facile, mais c’est ce que nous en faisons qui nous définit!

Andrée Ruffo a dit quelque part: Le pire drame, c’est de ne pas se connaître soi-même.

Je trouve qu’on gagne à prendre le temps de s’arrêter ne serait-ce qu’un peu pour savoir où l’on s’en va, et si cette introspection passe par le fait d’aller chercher une inspiration chez d’autres, pourquoi pas ?

Premier article en ligne demain!

Merci de me suivre.

Caroline M. Gauthier

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Mercredi, 1 septembre 2010

Un nouveau regard

Je regarde mon nourrisson dormir. Depuis sa naissance, j’ai un nouveau regard, un nouvel éclairage sur ma vie, sur la vie en général. Bien sûr, je continue à croire que tout est possible et plus que jamais je trouve formidable le miracle de la nature. Mes rêves et mes ambitions demeurent, même si je suis portée à croire qu’il me faudra être créative pour arriver à réaliser tous les projets que je caresse, tout en passant un maximum de temps avec petite famille que j’adore. N’est-ce pas d’ailleurs une préoccupation commune des parents d’aujourd’hui?

J’ai la conviction que les enfants nous façonnent, et nous remodèlent toujours pour le meilleur, au même titre que nous leur apportons nos valeurs, nous les imprégnons de nos expériences, de nos espoirs, de notre vécu.

Je crois aussi que les personnes que nous côtoyons nous apportent aussi un nouveau regard sur la vie, notamment les personnes âgées, ou les personnes gravement malades. Celles-ci nous font parfois réfléchir et remettre en perspective ce que nous vivons dans l’instant présent, nous rappelant qu’à l’échelle d’une vie entière, la situation n’est au fond peut-être pas si grave que nous le prétendons. Leur sagesse nous fait parfois même réaliser que cette période, plus rock and roll que nous le souhaiterions, sera probalement le point tournant, le début d’autre chose. Sous cette perspective, n’est-ce pas plus facile d’accueillir les changements?

En effet, une chose nous amène souvent à une autre. Ce que nous croyons un fait permanent est parfois chamboulé, que ce soit au niveau de la carrière, de la famille, ou tout autre domaine de notre quotidien. Sur le moment, nous crions à la fin du monde, mais avec suffisamment de recul, nous devenons réceptifs à d’autres opportunités sur notre chemin, nous laissant le choix d’écrire à notre guise ce nouveau chapitre.

J’aime apporter un nouvel éclairage sur ma vie, et le fait de collaborer à ces éditoriaux apporte ce petit plus que j’apprécie beaucoup.

Merci de me lire et au plaisir de vous côtoyer par écrit,

 

Caroline M. Gauthier

carolinemgauthier@gmail.com

 

 

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À propos

L’auteure est surtout connue pour son implication des 13 dernières années chez Minçavi et Aliments Minçavi comme vice-présidente exécutive. Même si elle caresse maintenant d’autres projets, Caroline conserve sa passion pour les gens et pour l’écriture. Bienvenue !

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